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Au bord de la falaise

  • il y a 23 heures
  • 4 min de lecture

Je suis à ma deuxième semaine de congé et je dois dire que je suis encore très fatiguée.

Je prépare un changement de carrière, une reconversion. Être dans l’attente gruge beaucoup d’énergie.

Je cherche à me rassurer par différentes méthodes pour calmer mon stress : le yoga, la méditation.

L’écriture aussi m’aide beaucoup, je dois dire.

Toute cette agitation mentale est pénible. Penser à tout : mes finances, me trouver un travail pour ne pas rester sans ressources financières, garder mon esprit concentré.

J’avais dit que je voulais faire un retour aux études. Je me suis inscrite à un cours cet été. Les études, le travail… encore beaucoup à faire pour réorganiser mon existence.

Je suis aussi à ma deuxième semaine de thérapie. Sur cela, je vous en reparlerai.

Pour récupérer un peu d’énergie, je suis allée recevoir un soin en hypnose. Cela m’a permis de reprendre un peu de force. Je vais observer ce que cela m’apportera comme bien-être.

Ce soin est particulier. Je crois que l’expérience doit être différente pour chaque personne. Je ne suis pas certaine de pouvoir bien partager ce que j’ai vécu, mais je vais essayer.

Au début de la rencontre, je me suis présentée et j’ai expliqué pourquoi je venais recevoir un soin comme celui-ci.

La personne qui m’a accompagnée est hypnologue et possède aussi une approche médiumnique. Elle avait un jeu de cartes. Elle m’a demandé d’en piger deux et de décrire ce que ces cartes évoquaient pour moi. Je devais simplement parler de mon ressenti, sans chercher à comprendre.

Une grande carte et une plus petite. Sur la grande, il y avait quelque chose qui me faisait penser au mot « Nu », comme dans Nunavut. Sur l’autre, une peinture un peu abstraite : du gris, comme une falaise vue d’en haut, un peu de bleu comme l’océan et du vert comme une forêt.

Je devais décrire ce que je voyais.

Je me suis vue en haut d’une falaise, regardant l’horizon. La forêt, la mer devant moi.

Le ressenti que j’en ai eu était celui d’être arrivée au bout d’une route : celle de ma vie actuelle. Comme si je devais écrire le mot fin sur cette étape de mon existence.

Réorganisation complète : ma carrière, la guérison de mes blessures d’enfance à travers ma thérapie, et la définition de ce que je souhaite pour la suite.

Mettre de l’avant cette nouvelle partie de ma vie.

Je dis parfois « la dernière », parce qu’à 62 ans je suis consciente du temps. Peut-être vingt ans encore pour réaliser des projets, des rêves, et trouver une forme de paix avec moi-même.

Ne plus ressentir autant de colère ou de tristesse envers la première partie de ma vie. Faire un bilan et retrouver la joie d’être simplement présente.

Je ne cherche plus à être extrêmement heureuse ni extrêmement triste. Ni dans les grandes joies, ni dans les grandes déceptions. Je veux simplement être là, dans la présence de la vie, près de mes enfants et peut-être un jour de leurs enfants, et sentir que j’ai fait le bon choix dans ce changement de cap.

Je m’égare un peu… revenons au soin.

Durant la séance, elle a pratiqué ce qu’elle appelle du « clapping ». Elle frappait doucement mes jambes puis mes bras pour stimuler la circulation et, selon elle, libérer certaines énergies. Peu importe l’explication, cela m’a fait du bien.

Ensuite, elle s’est placée au sommet de ma tête pour travailler sur l’énergie. Elle m’a dit percevoir certaines choses pendant le soin. Coïncidence peut-être… je ne sais plus trop quoi penser.

Elle a aussi dit que certaines présences étaient là. Elle a parlé dans une langue que je ne connais pas.

Pendant ce temps, moi je voyais des femmes d’une autre époque, peut-être des années 1950 ou 1960. Elles me rassuraient, comme si elles étaient là près de moi. Je ne sais pas si c’était mon imagination, mais je les sentais présentes.

Je me suis aussi vue comme une petite fille. Je l’ai prise dans mes bras.

Un petit garçon est aussi apparu et est venu dans mes bras. Qui était-il ? Je n’en ai aucune idée.

À un moment, j’ai vu des racines sortir sous mes pieds et descendre dans la terre, comme pour aller chercher de l’énergie. Mes jambes réagissaient, tremblaient.

Encore aujourd’hui, je me demande si tout cela était réel. Mais dans tous les cas, l’expérience m’a fait du bien.

Pour quelqu’un d’assez cartésien comme moi, ce n’est pas facile à comprendre. Pour l’instant, je laisse simplement les choses être ce qu’elles sont.

Au fond de moi, je sens que ce que je vis en ce moment est juste. Je ne peux pas l’expliquer, je le ressens.

Je ne comprends pas vraiment tout ce qui m’arrive. J’essaie simplement de faire ce qui me semble nécessaire aujourd’hui. J’écris parce que c’est ce que je ressens.

Et en même temps, j’ai l’impression que je n’ai plus le choix de le faire.

Je sens aussi que tout ira bien. Comment ? Pourquoi ? Je ne sais pas. Mais je le sens.

C’est étrange de poser des gestes sans toujours comprendre pourquoi.

Deux choses prennent de plus en plus de place dans ma vie : les études et un long voyage.

Je sais que je dois suivre ce que je ressens, parce que je n’ai plus la force de me battre mentalement contre moi-même. Je n’ai plus la force de résister à ma propre vie.

Je cherche simplement une paix intérieure durable.

Pour ce qui est du long voyage, ce n’est pas pour tout de suite. Je dois d’abord reprendre des forces. Mais je sais que je dois partir un jour. C’est quelque chose qui m’habite depuis plus de trente ans.

Le moment venu, les pièces se mettront en place.

Bien à vous.


À vous qui me lisez : avez-vous déjà vécu ce genre de moment dans votre vie ?


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Le courage arrive en avançant

 
 
 

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