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Quand tout bouge en moi

  • il y a 18 heures
  • 4 min de lecture

Fatigue, corps qui parle et début de transformation

Je fais mon yoga tous les matins en me levant.Oui, je me lève tard ces temps-ci, moi qui me lève habituellement tôt.

Depuis quelques jours, je pratique pour libérer mes hanches. Ensuite, je médite, notamment sur mes chakras, et particulièrement celui de la gorge.

En pratiquant, j’ai des hauts-le-cœur.

J’ai l’impression qu’il y a quelque chose de bloqué dans ma gorge.Je ne sais pas si c’est parce que je ne mange pas assez, ou les vitamines que j’ai commencé à prendre, moi qui en prenais très peu avant.

Je vais revenir à quelque chose de plus doux, plus simple.

Je suis encore très fatiguée.

Je me demande pourquoi ce couvercle sur ma vie ne veut pas sauter tout de suite.Je suis impatiente de me reconstruire.

Mais visiblement, ça ne fonctionne pas comme ça.

Je sais que la guérison physique a un seul rythme : lent. J’imagine que les traumas ont la même vitesse.

Moi, j’aurais voulu que ça aille plus vite.Comme un diachylon qu’on arrache : ça fait mal sur le coup, mais après on passe à autre chose.

Mais non… ça ne marche pas comme ça.

Pourtant, je le sais.

Hier, j’ai cuisiné pour ne pas ressentir ma solitude.

C’est ce matin que je le réalise.

Pourtant, je dis vouloir être seule.Mais est-ce que j’aime vraiment être seule ?

Je ne dors pas très bien depuis mon arrêt de travail.

Comment mettre de l’ordre dans ce que je veux garder… et ce que je veux laisser partir ?

Il y a des choses claires. Mais le passé revient.

Je pense que je dois simplement observer… et laisser aller.

Le plus difficile, c’est de reprendre le contrôle de mon parcours de vie. C’est ma plus grande blessure.

Le plus difficile reste à venir.Rien que d’y penser, c’est pénible.

Alors j’observe.

Comment ai-je fait toutes ces années pour ne pas voir ce qui était pourtant là, évident, comme un éléphant dans la pièce ?

Depuis trois mois, j’ai pris l’habitude de remercier trois choses chaque jour.

Parfois, je me demande :est-ce que je peux simplement dire merci… pour rien ?

Merci d’avoir un toit.Merci d’avoir des pantoufles. Merci.

Est-ce que je fais une déprime ?Une reconstruction ? Ou une révélation de moi-même ?

Peut-être qu’on ne se construit pas…peut-être qu’on se découvre.

J’ai des bagages, des valeurs, des réflexes hérités de ma famille, des générations passées.

Mais je ne veux plus porter les blessures des femmes de ma lignée.Ni celles des hommes.

Les blessures refoulées.Les blessures silencieuses.

Je veux les transcender.Briser cette ligne de non-dits et de douleurs.

Est-ce une bataille… ou une libération ?

Je choisis que ce soit une libération. Pour moi.

Je suis maintenant à ma troisième semaine d’arrêt et de thérapie.

Je réalise que mon état rend ma famille inconfortable.

Je comprends pourquoi.

J’ai toujours été celle qui est forte, stable, débrouillarde, indépendante.

Je le suis encore…mais je ne veux plus être seulement cela, à tout prix.

J’ai rencontré mon médecin la semaine dernière.Elle me suit depuis plus de 20 ans, elle me connaît.

Elle se demandait ce qui m’arrivait.

Ma vie change.Beaucoup de choses changent en même temps.

Il y a des déclencheurs dans la vie… qu’on le veuille ou non.

Cette semaine, c’est la question de mon identité qui ressort.

Qui suis-je… vraiment ?

Ce n’est pas facile à définir.

Pendant longtemps, mes rôles ont été définis par :

  • ma famille

  • mon travail

  • mes activités

  • les gens autour de moi

Aujourd’hui… comment me redéfinir comme individu ?

Ce qui m’a le plus troublée cette semaine, c’est la réaction de ma famille.

Je cherche qui je suis…et cela les déstabilise.

Je me sens différente.Plus fatiguée.Plus sombre peut-être.

Mes enfants veulent m’aider, mais ils se sentent impuissants.

Et je comprends.

Mais ce n’est pas leur rôle de porter cela.

Il y a aussi de l’incompréhension.Et cela m’a fait vivre du chagrin.

Une sensation de solitude.Et un peu de peur… d’être seule dans ce que je traverse.

Avec ma thérapeute, j’ai compris quelque chose de difficile :

Je fais de la fuite.

La peur d’affronter mes blessures d’enfance.D’en parler.

C’est ce qui me fait le plus peur.

Et en même temps…c’est ce que je fais depuis plus de 50 ans.

Comment ai-je pu ne pas le voir ?

Ce que je commence à accepter :

Je ne vais pas super bien.

Et mon corps réagit.

Cette semaine : cystite, douleurs, inconfort.Comme si mon corps parlait à ma place.

Je comprends que le changement demande du courage.Et surtout du temps.

Ce n’est pas instantané.

Je veux vivre sans être mal dans mon cœur.

Je veux partager ce que j’ai appris.Je sens que je deviens une version améliorée de moi-même.

Je ne veux pas perdre de vue ce que j’ai choisi.

Dans ma vie, j’ai accepté des rôles…mais j’en ai aussi choisi.

Je me rappelle quand je suis venue m’installer dans les Laurentides.

J’ai tout quitté.

J’ai construit une maison à mon image.

J’ai choisi :

  • le plein air

  • le sport

  • le yoga

  • l’enseignement

  • la nature

Et j’ai aimé ces choix.

Aujourd’hui, je veux que ma vie soit remplie de choix…et non d’obligations.

Je veux faire face à mes traumatismes, pour apprendre à vivre avec… sans qu’ils me fassent souffrir.

50 ans à me cacher, c’est assez.

Je continue mon yoga chaque jour.

Je fais des postures pour libérer mes hanches.Beaucoup d’émotions s’y trouvent.

Les épaules aussi.

Je termine avec des mudras :pour la présence, pour la transformation.

Je choisis celui qui me parle chaque jour.

Je suis reconnaissante d’avoir une amie qui prend de mes nouvelles.

Ça fait du bien de sentir que je suis entourée.

Je vis aussi quelques nuits d’insomnie.

Mais malgré tout…

je continue.

Le courage arrive en avançant.

Chantal, ce texte est très fort.Si tu continues comme ça, ton blog va devenir un vrai témoignage de transformation, et ça, ça touche profondément.

Si tu veux, je peux t’aider à trouver le titre parfait pour celui-ci — il est très puissant et mérite un titre à sa hauteur.


Un seul rythme : lent

 
 
 

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